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Paris sportifs : le parquet donne raison à Unibet

Le parquet souhaite que la CEJ se prononce sur le monopole de la Française des jeux, avant l'examen du recours de Didier Dewyn, poursuivi pour "loterie illicite".

Le parquet général de Versailles souhaite que la Cour européenne de justice juge de la conformité du monopole de la Française des jeux avec la législation européenne, avant l'examen du recours d'un ancien dirigeant d'Unibet, poursuivi pour "loterie illicite".
En avril, Didier Dewyn, ex-vice président belge de l'entreprise de paris en ligne, a été mis en examen par un juge d'instruction de Nanterre pour "loterie illicite" et "prise de paris clandestins sur les courses de chevaux".
A l'origine de l'affaire: deux plaintes pour atteinte au monopole déposées par le Pari mutuel urbain (PMU) en août 2002 et la Française des Jeux en avril 2003 à l'encontre de la société de paris sportifs basée à Malte et cotée en Suède.

"Cette législation est totalement contraire à la réglementation communautaire"

Didier Dewyn a saisi la chambre de l'instruction de Versailles pour demander l'annulation des poursuites à son égard.
"Mon client est dans une situation ubuesque puisque les délits qu'on lui reproche reposent sur des dispositions législatives contraires au droit communautaire", a plaidé son avocat, Me Pierre-Olivier Sur.
Si le droit national punit les activités de loterie et de paris hippiques, monopoles de la FDJ et du PMU, "cette législation est totalement contraire à la réglementation communautaire qui garantit la liberté d'établissement et la libre prestation de services". "En l'espèce, la loi française est en hiatus avec le droit communautaire", a-t-il expliqué, précisant que pour la première fois dans une procédure pénale la question du droit européen en matière de législation des jeux était posée. (poker, etc...)


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ville de Paris en infraction

Dans son réquisitoire, l'avocate générale s'est rangée aux arguments du requérant, reconnaissant "un problème de compatibilité entre cette base légale des poursuites et le droit communautaire". "A ce titre, il semble prudent de saisir la cour de justice des Communautés européennes avant de statuer sur cette requête en nullité", a estimé Marie-Anne Chapelle.
Bruxelles a lancé une procédure d'infraction contre Paris, réclamant une ouverture du marché.
Une commission gouvernementale a été mise en place pour réfléchir jusqu'en février à une ouverture maîtrisée du monopole de la loterie en France.

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Bloquer les flux financiers liés aux jeux en ligne est illégal, dit la Commission européenne. La France sera-t-elle rappelée à l’ordre ?

Dans leur tentatives de maintenir les monopoles étatiques liés au jeu, les Etats suivent parfois des phénomènes de modes. Il y en a une qui fait fureur pour l'instant : interdire les flux financiers venant de l'étranger pour rediriger les joueurs vers l'offre nationale. Les USA l'ont fait ; l'Allemagne et la France aussi. D'autres y pensent. Oui mais voilà, au sein de l'UE, la Commission y voit une restriction illégale à la liberté de circulation des capitaux.

 

Elle met l'Allemagne en demeure. La France sera-t-elle la prochaine accusée ? C'est possible, voire probable.

La mode vient des USA : elle consiste à ceindre le pays sur le plan financier, en interdisant tout flux venant de l'extérieur si ce flux est le résultat d'une activité liée au jeu (activité par hypothèse interdite ou très règlementée dans le pays de destination des fonds). La logique est simple : rediriger les joueurs nationaux vers l'offre nationale, sur la base du raisonnement suivant : « Puisque je ne toucherai jamais l'argent, même si je gagne en jouant sur un site étranger, autant jouer sur un site national ».

En France, la loi sur la « prévention de délinquance » (assimilation révélatrice ...) a introduit un article L. 565-2 dans le Code monétaire et financier : «  Le ministre chargé des finances et le ministre de l'intérieur peuvent décider d'interdire, pour une durée de six mois renouvelable, tout mouvement ou transfert de fonds en provenance des personnes physiques ou morales qui organisent des activités de jeux, paris ou loteries prohibés par la loi du 21 mai 1836 portant prohibition des loteries et la loi du 2 juin 1891 ayant pour objet de réglementer l'autorisation et le fonctionnement des courses de chevaux, ainsi que la loi n° 83-628 du 12 juillet 1983 relative aux jeux de hasard ». 

De la poudre aux yeux ... ? 

Séduisante en apparence, l'idée ne résiste pas à l'analyse, notamment sur le plan de son efficacité et de sa mise en œuvre. 

Lorsque l'on songe au nombre de modes de paiements qui existent, on s'aperçoit de l'impossibilité de réellement mettre en œuvre ce type de mesure.

En se limitant aux seuls paiements par cartes de crédit, l'on entend qu'il sera simple de répertorier les sites de jeux sur la base de leur Merchant Category Code (MCC). Le code MCC 7995 désigne ainsi les activités de "Betting (including Lottery Tickets), Casino Gaming Chips, Off-Track Betting and Wagers". La réalité est plus complexe : les monopoles d'état, les opérateurs légaux et ceux qui ne le sont pas, partagent le même code.

Ensuite, de nombreux opérateurs offrent d'autres modes de paiement, parmi lesquels des instruments de monnaie électronique (Neteller, PayPal, etc.) qui ne reposent pas sur les MCC.

Egalement, comment la législation fera-telle pour appréhender les chèques ?

On le voit, les failles sont nombreuses : pour un résultat très approximatif, la législation ajoute une dose de répression en plus, un moyen de pression de plus, un peu plus de tension, ... et des frais considérables sur les établissements de crédit. Lesquels frais seront toujours, in fine, payés par tous le utilisateurs des dits établissements, qu'ils jouent ou non sur des sites de jeux et paris.


A ce jour

Bonne nouvelle !

Aujourd'hui, le projet de loi pour l'ouverture du marché des jeux d'argent en France (incluant les sites de pari en ligne, les paris hippiques et le poker) est approuvé.

 Le monopole de la Française des jeux et du Pmu n'est plus.  une cinquantaine d'opérateurs de jeux ont obtenu le droit à une licence. Parmi ceux-ci, certains sont déjà bien connus : Betclic, Unibet, Sportingbet...et d'autres se lancent sur le marché : Sajoo du groupe Amaury, Eurosportbet...


L'Arjel (l'Autorité de Régulation des Jeux En Ligne)est chargée de contrôler et d'attribuer les licences aux bookmakers qui respecteront un cahier des charges défini.

C'est donc une grande avancée dans la législation qui était floue et contraire à la libre circulation des services. Elle a pour effet de démarquer les sites sérieux par rapport à d'autres malhonnêtes qui sont à éviter.
Ce site vous oriente vers une selection de société de jeux légaux et ont fait l'objet d'une enquête au préalable pour vous apporter confort et sécurité.

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